Pourquoi faire une pause réseaux sociaux?

Cet article est juste mon avis sur une expérience que j’ai vécue et cela n’est en rien une vérité unilatérale. 

Mi-septembre, j’ai décidé d’arrêter d’aller sur les réseaux sociaux. Ca faisait un moment que cela me trottait dans la tête. La toxicité des infos sur la pandémie aidant, mon choix n’a pas été difficile. 

Je voulais me mettre à l’épreuve et voir ce qui allait se passer si je décidais de faire autre chose de mon temps libre que de scroller sans objectif sur les réseaux sociaux. Au début, cela a été assez perturbant. Puis, de fil en aiguille, les envies se sont mises en place. Et pendant ce temps, j’ai lu et écrit jusqu’à plus soif. 

Je dois dire aussi que cela m’a permis de retrouver un semblant d’esprit critique. Car à force de traîner dans les mêmes bulles idéologiques, on finit par ne plus être confronté à la différence et on se conforte dans nos petites idées qui sans le savoir deviennent vite des vérités. 

Alors que je me suis toujours dis que si quelque chose s’imposait comme une vérité, il était temps de la remettre en question. 

A travers mes lectures, je me suis remise en question. Je n’ai pas lu de grands philosophes, j’ai juste pris le temps de revenir à l’amour du roman. Dans la psychologie des personnages que j’ai traversé, j’ai compris que le monde réel est loin de ce que nous propose le monde virtuel ou tout est filtré sous une sorte de guimauve consensuelle. Cela m’a permis de reprendre contact avec mon obscurité. Embrasser ma colère, ma tristesse, ma haine de certaines choses. Explorer sa rancœur peut être créatif. Ca peut être le vecteur d’un certain nombre de possibilités. Sublimer sa souffrance peut ouvrir les portes de monde insoupçonné. Je ne me sens plus coupable de ne pas tout pardonner. Pourquoi le monde virtuel s’évertue-t-il à faire en sorte que tout soit beau et lisse? Dans un monde où le mariage forcé, l’excision et la famine sont encore des réalités. Certes, on parle des injustices et des problèmes de certains mais où est l’équité quand c’est un algorithme qui décide de ce qui doit être vu et cela en fonction de la popularité du post et rarement de son contenu. 

Je pense que revenir au papier est essentiel. Reprendre les livres en main avant qu’ils disparaissent. Les mots qui nous font réfléchir en profondeur ne se trouvent pas sur nos fils d’actualité. Tout ça va bien trop vite et est bien trop concis. Il faut prendre le temps de rencontrer d’autres univers et d’autres personnages pour se rencontrer soi-même. Pour savoir ce qui vibre comme une vérité, loin des choix faits par d’autres humains ou machines. 

Ma pratique aussi a été plus authentique. Je me rends compte que j’ai encore beaucoup à apprendre. Accepter d’être douce, bienveillante et constructive avec moi-même et dans la relation que j’ai avec mon corps. 

J’espère que vous allez bien en ces temps difficiles. 

 

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